Histoire du groupe Marc Dorcel

histoire marc dorcelÇa pourrait se passer dans les années 80 dans la Silicone Valley. Mais c’est en France que cette success story commence, à la fin des années 60.

Le jeune Marc Dorcel, doué pour le dessin et la peinture, voulait étudier aux Beaux-arts. L’idée ne plaisait guère à ses parents. Ils préféraient pour leur fils une carrière moins risquée que celle d’artiste. Marc devint donc designer industriel. A son retour du service militaire, à 26 ans, on le retrouve promu au service technico-commercial de l’entreprise qui l’employait. Un job qui ne satisfaisait pas vraiment son ambition. Observant un voisin de ses parents qui gagnait 500 francs par jour avec la petite entreprise de transport qu’il avait créée, il décida de se lancer sur ce créneau. « Transports Dorcel » n’allait pas tarder à naître avec 15 camions. Après des débuts réussis, les nombreux problèmes mécaniques vinrent refroidir l’enthousiasme du jeune entrepreneur. Il liquida l’entreprise de transport et s’installa dans un appartement de la prestigieuse Place des Vosges parisienne.

Des camions à l’érotisme.

Il n’y a pas de grande réussite sans un peu de chance. La chance de Marc Dorcel, ce fût ce voisin qu’il voyait passer son temps à ouvrir des enveloppes contenant des chèques. Une activité gratifiante et qui laissait des loisirs. Renseignement pris, ce monsieur vendait par correspondance de la littérature érotique. Marc sauta sur l’idée et lança « Select Diffusion » entreprise de vente par correspondance de livres aux titres sulfureux. Un démarrage poussif découragea son associé qui se retira.

Marc, lui, continua de courir sa chance. Elle se présenta sous la forme d’un journaliste suisse qui, persuadé d’avoir à faire à un grand éditeur, lui confia les droits d’Ursula, l’excellent roman érotique qu’il venait d’écrire. Un best-seller : 20 000 exemplaires vendus en moins de trois mois. Le succès, hélas, excita aussi la vindicte des bras armés de la censure : la Commission de Protection de la Jeunesse » et la fameuse dix septième chambre du tribunal correctionnel de Paris. Marc Dorcel abandonna « Select Diffusion » grevée par les amendes pour créer « Select Diffusion Contact ».

Loin de s’endormir sur ses lauriers, Marc Dorcel montra alors qu’il avait, comme les stars des nouvelles technologies, le flair de l’air du temps et l’audace de se fier à ses intuitions. Il comprit que la demande d’érotisme allait largement passer du texte à l’image.

« MARC DORCEL » : naissance d’une start up.

Encore une histoire de voisinage. En 1974, au moment où la censure en France commence à s’assouplir, MARC DORCEL s’installe dans de nouveaux locaux, rue de Sèvres. Dans la cour de l’immeuble on trouve deux réparateurs de magnétoscopes. Ils ne vont pas tarder à proposer à Marc de retranscrire en vidéo ses éditions sur papier glacé. En 1979 sort « Jolies petites garces », le premier film X produit et réalisé par MARC DORCEL.

C’est aujourd’hui un véritable collector qui fut d’ailleurs réédité à l’occasion de la centième production de Vidéo MARC DORCEL. Ce film, encore un peu naïf techniquement connaît quand même le succès avec 4000 cassettes vendues aux sex shops. Les bénéfices sont considérables. MARC DORCEL enchaîne alors les productions et les succès. Il va très vite renoncer aux romans photos pour se consacrer complètement à la vidéo. Il va également confier des films à des réalisateurs talentueux comme Michel Barny (15 films) ou Michel Ricaud (42 films).

La période connaît une forte accélération de l’équipement en magnétoscopes qui attire sur le marché français des productions X américaines de haute qualité techniques tournées dans le format 35 mm du « grand cinéma ».

Une signature haut de gamme.

En 1985, MARC DORCEL fait ses valises pour Las Vegas. Il en ramène quelques perles qui vont faire un malheur sur le marché français. Il revient surtout avec la conviction renforcée que qualité et rigueur sont la clé d’un succès durable. De plus en plus, les productions MARC DORCEL vont rencontrer la faveur du public non seulement en France mais dans plus de 25 pays.

Quand beaucoup de concurrents se contentaient de produire à la chaîne des films bon marché, MARC DORCEL reste fidèle à son exigence de qualité. Il n’hésite pas à investir 500 000 à 800 000 francs de l’époque dans chaque production. C’est aussi l’époque où il signe le premier contrat d’exclusivité avec une actrice du X : Laure Sinclair qu’il vient de découvrir et qui va devenir une star.

Naissance d’un groupe multimédia

Gregory, le fils de MARC DORCEL le rejoint en 1996. Les rôles sont bien répartis : Marc veille aux productions tandis que son fils prend en charge le développement international et les premiers projets multimédias.
Le tandem fonctionne efficacement. La société se déploie et assure sa présence dans plus de 56 pays en continuant à marquer sa différence.

Premier cédérom, premier DVD multilingue, première plateforme VOD… MARC DORCEL ne cesse d’innover précédent les majors du cinéma. Toujours en avance sur les nouvelles technologies ; la société additionne les succès et les savoir-faire. Les équipes s’étoffent, les partenariats fleurissent, la croissance est permanente.
Grégory devient directeur général de la société en 2000. Sur le plan éditorial, MARC DORCEL capte l’air du temps et développe ses séries Pornochic avec son nouveau réalisateur Hervé Bodilis. Les budgets de production explosent. Les ventes aussi avec les blockbusters et projets spéciaux (Snoop Doggystyle, Rap intégral, Casino…). Les Dorcel n’hésitent pas à faire appel à Doc Gyneco et Laly (de Secret Story) leurs films X font des succès médiatiques et commerciaux. En 2006, déjà leader du marché de la vidéo à la demande, MARC DORCEL lance sa chaîne TV paneuropéenne. Trois ans plus tard, ses programmes sont diffusés par plus de 50 opérateurs à travers toute l’Europe.

Fort d’un concept unique, d’une image sympathique et très forte (50 % de notoriété suiv ant une étude Ifop de 2009) MARC DORCEL poursuit ses diversifications et lance une chaîne de magasins sexy ouverts à tous publics, un magazine, une ligne de sextoys.
Dernière en date des initiatives de développement du groupe : le lancement en 2015 de DORCEL VR, une expérience inédite et interactive de réalité virtuelle immersive en 360° et en véritable 3D.